
En birman, l’acronyme Ma Aye Lo est un jeu de mots construit sur les initiales du gĂ©nĂ©ral putschiste Min Aung Hlain et l’expression issue d’argot « nique ta mère ». Ce 31 dĂ©cembre, onze mois après le coup d’État du 1er fĂ©vrier 2021, murmurĂ© Ă l’unisson dans l’obscuritĂ© de la nuit, un retentissant Ma Aye Lo s’élève des fenĂªtres pour se rĂ©pandre Ă travers le pays. Avertissement en quelque sorte Ă l’encontre d’une junte tout Ă la fois tortionnaire et paternaliste s’autoproclamant « père et mère de la nation » : « Min Aung Hlaing, tu niques ta mère », sous-entendu notre « mère patrie ». Pour en rendre compte, le choix est fait d’une approche multisite – en France, en Birmanie, en ThaĂ¯lande – auprès de dĂ©placĂ©s, d’exilĂ©s, de rĂ©fugiĂ©s et apatrides. Regards croisĂ©s sur les notions de guerre intĂ©rieure, de respect mĂªlĂ© de crainte, d’indĂ©sirabilité… ce volume offre plus largement une introspection des conditions mĂªmes de survie constitutives des migrations contemporaines et interroge la rĂ©silience d’une population « indĂ©sirĂ©e » en son propre pays.
En birman, l’acronyme Ma Aye Lo est un jeu de mots construit sur les initiales du gĂ©nĂ©ral putschiste Min Aung Hlain et l’expression issue d’argot « nique ta mère ». Ce 31 dĂ©cembre, onze mois après le coup d’État du 1er fĂ©vrier 2021, murmurĂ© Ă l’unisson dans l’obscuritĂ© de la nuit, un retentissant Ma Aye Lo s’élève des fenĂªtres pour se rĂ©pandre Ă travers le pays. Avertissement en quelque sorte Ă l’encontre d’une junte tout Ă la fois tortionnaire et paternaliste s’autoproclamant « père et mère de la nation » : « Min Aung Hlaing, tu niques ta mère », sous-entendu notre « mère patrie ». Pour en rendre compte, le choix est fait d’une approche multisite – en France, en Birmanie, en ThaĂ¯lande – auprès de dĂ©placĂ©s, d’exilĂ©s, de rĂ©fugiĂ©s et apatrides. Regards croisĂ©s sur les notions de guerre intĂ©rieure, de respect mĂªlĂ© de crainte, d’indĂ©sirabilité… ce volume offre plus largement une introspection des conditions mĂªmes de survie constitutives des migrations contemporaines et interroge la rĂ©silience d’une population « indĂ©sirĂ©e » en son propre pays.