Licence ès langue et littérature françaises (2006)
Licence ès sciences du langage (2007)
Master ès science du langage (2011)
Diplôme universitaire en didactique des langues-cultures, spécialité « Français Langue Etrangère » (2012)
Doctorat ès didactique des langues et des cultures (201
Spécialité de Recherche :
Projets de Recherche :
Relation entre langue, culture et société, Société sud-coréenne, Langue coréenne.
Didacticienne des langues et des cultures de formation, mes travaux se centraient jusqu’à aujourd’hui, sur la langue coréenne et son apprentissage. Néanmoins mon parcours universitaire m’a permis de comprendre que la pratique langagière est un excellent outil d’analyser une société et son histoire. A l’heure actuelle, j’étends donc mon champ de recherche au domaine de la sociolinguistique.
La Corée a été historiquement un pays stable sur les plans ethnique, culturel ou encore linguistique. Pays pauvre, fortement confucéen, communautaire, patriarcal, très hiérarchisé, sa langue et son système honorifique correspondaient bien évidemment à la structure sociale et culturelle du pays. A l’orée des années 70 et 80, la Corée du sud a connu le développement industriel et économique, ainsi a émergé une société de consommation équivalente aux pays occidentaux. Le système langagier s’est adapté et s’adapte encore aujourd’hui à ces profondes mutations (la montée de l’individualisme et la revendication des femmes et des plus jeunes contre le système confucéen). Ces mutations s’accompagnent d’innovations langagières.
Ces innovations langagières ont un fond commun : elles marquent le passage d’une société historiquement pauvre à une société de consommation modernisée. Ces changements linguistique ont souvent été analysés du point de vue linguistique, mais rarement sur le plan de l’évolution de la société contemporaine. Pourtant, elles sont la preuve réelle des bouleversements des valeurs et représentations traditionnelles, qui provoquent un clivage intergénérationnel. La modification sur le plan linguistique nous éclaire en effet sur le devenir de la société sud-coréenne en témoignant une interaction étroite entre la pratique langagière et les phénomènes sociaux qui entourent les Sud-Coréens. Cela me convainc que l’approche socio-linguistique se révèle pertinente pour donner un sens à des mutations qui semblent s’imposer presque de façon spontanée.