Sociologue et psychologue de formation universitaire, j’ai vécu en Thaïlande (comme résident puis à mi-temps) pendant trente ans, notamment pour préparer une thèse sur « la sociogenèse des villes thaïes » (1981). En 1983-88, j’y représentais le CeDRASEMI dans un projet d’anthropologie et je contribuais à un terrain urbain, le slum musulman (quartier cham) de Ban Khrua. En 1990, j’ai contribué comme « expert pour les sciences sociales » à un projet européen de développement du tourisme dans le Nord-Est thaïlandais. Je me suis davantage spécialisé sur l’étude des grandes familles chinoises de Thaïlande à partir de 1991 en raison d’une commande d’une maison d’édition. Recruté par le CNRS en 1992, j’ai été un des fondateurs de l’IRSEA à Aix-en-Provence en mai 1993. L’année suivante, avec deux doctorantes, je créais le programme « Diasporas chinoises » qui a animé des ateliers de conférence, un colloque sur les Chinois du Viêt-Nam, un numéro spécial de la revue « Mondes chinois » et créé un enseignement à l’UP. Des tentatives de structurer les recherches urbaines à l’IRSEA ont eu moins de succès, mais un enseignement sur les villes asiatiques a débuté en 2010. Jusqu’ici j’ai été amené à utiliser quelques notions comme « minorité dominante », « syndrome de Guinness », « étranger-roi »… Je m’intéresse aujourd’hui au littoral comme frontière. Outre les matériaux usuels des socio-anthropologues, je fais un usage important d’une source documentaire propre à la Thaïlande : les livres de crémation.
Projets de Recherche :
Villes thaïes, diasporas chinoises, Chams de Bangkok, anthropologie des littoraux, biographie de grands chercheurs (Coedès, Lingat, Condominas)